Jean de Lattre de Tassigny

 

Jean de Lattre de Tassigny est né le 2 février 1889, à Mouilleron-en-Pareds (Vendée), dans le même village où est né Georges Clemenceau.

Il est reçu à Saint-Cyr où il entre en 1909 après avoir effectué un an de service comme simple soldat, puis comme brigadier, au 22ème Dragons. A St-Cyr, il est le condisciple, sans être de la même promotion, de Charles de Gaulle et d'Alphonse Juin. A la sortie de l'École, il choisit la cavalerie et fait un stage d'un an à Saumur.

Quand la première guerre mondiale éclate en 1914, Jean de Lattre de Tassigny est lieutenant de dragons et se trouve aux avants-postes du conflit.


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Le dragon

de Lattre dans la guerre 14-18

Dès le 11 août 1914, il est blessé au genou et, un mois plus tard, au cours d'une confrontation avec des uhlans, il reçoit un coup de lance dans la poitrine qui le laisse pour mort.

Mais il se rétablit et demande à être versé dans l'infanterie en 1915. Il prend part aux combats sur différents champs de bataille: à Verdun, au Chemin des Dames et aussi sur le front de Burnhaupt. C'est sur ce site qu'il est à nouveau blessé en 1915: au cours d'un bombardement, il est atteint d'un éclat d'obus au mollet. Il est alors évacué à l'arrière du front, à Masevaux où il se remet de sa blessure.

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Le poilu

 

C'est dans la maison sise au n°8, place des Alliés à Masevaux que le lieutenant de Lattre de Tassigny a été soigné en 1915 pendant la première guerre mondiale comme le commémore la plaque ci-contre.

 

En 1918, Jean de Lattre de Tassigny termine la guerre avec le grade de capitaine. Au cours du conflit, il a été  quatre fois blessé et huit fois cité au combat. 

 

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En 1925, durant la guerre du Rif, il sert au Maroc sous les ordres de Lyautey.  Admis en 1927 à l'École supérieure de guerre, dont il sort major, il est affecté en 1931 à l'état-major du général Weygand. Nommé colonel, il commande, de 1935 à 1937, le 5e régiment d'infanterie, basé à Metz.

En 1939, au moment où éclate la Seconde guerre mondiale, Jean de Lattre de Tassigny est le plus jeune général de l'armée française.


de Lattre dans la guerre 39-45

Pendant l'offensive allemande de mai 1940, la 14ème Division d'Infanterie commandée par de Lattre  oppose une résistance acharnée à la Wehrmacht.  Pendant la débâcle, il continue à se battre à Mourmelon, à Nevers et devant Clermont-Ferrand, évitant à ses troupes l'humiliation de la défaite et de la captivité.

Resté dans l'armée d'armistice, il fonde plusieurs écoles de cadres, dans l'esprit du programme de régénération de la jeunesse prôné par le régime du maréchal Pétain. En septembre 1941, il dirige les troupes françaises de  Tunisie. En janvier 1942, il est nommé commandant de la 16ème division militaire à Montpellier et promu général de Corps d'Armée.

En novembre 1942, lors de l'invasion de la zone libre par les Allemands, il donne l'ordre à ses troupes de résister. Mais il est arrêté et condamné à dix ans de prison. Aidé par son jeune fils, sa femme et des résistants, il s’évade de la prison de Riom et gagne l’Angleterre grâce à un avion de la RAF.

Le 11 novembre 1943, à Alger où il a rejoint le général de Gaulle,  il est nommé général d'armée.

La France Libre est alors en train de reconstituer une véritable armée destinée à libérer le territoire national aux côtés des alliés anglo-américains. De Lattre se voit confier la formation et le commandement de l'Armée B, future Ière Armée Française. Il réalise l'amalgame des troupes d'Afrique du Nord avec les Forces Françaises Libres et les volontaires évadés de France et de l'Empire.

Ayant libéré l'Île d'Elbe en juin 1944, les troupes de De Lattre débarquent en Provence, le 15 août. Après la libération de Toulon et de Marseille commence la remontée de la Vallée du Rhône avec de durs combats en Bourgogne et en Franche-Comté. Parvenue jusqu'aux Vosges, la Ière armée est ensuite la première de toutes les armées alliées à atteindre le Rhin. Elle pénètre en Allemagne en février 1945 et avance jusqu'en Autriche. C'est la fameuse campagne Rhin et Danube, glorieuse mais lourde en pertes humaines, puisqu'elle déplore 14 000 tués et plus de 40 000 blessés.

La victoire

Consécration suprême, le 8 mai 1945, le général de Lattre de Tassigny signe à Berlin, au nom de la France, l’acte de capitulation des armées allemandes.

Le général victorieux.

Les vainqueurs de la guerre, peu après la capitulation allemande.   Assis, de gauche à droite: Eisenhower (USA), Joukov (URSS), Montgomery (Royaume-Uni), de Lattre de Tassigny (France) 

 en savoir plus sur la capitulation allemande 


C'est en chef prestigieux, libérateur de l'Alsace, que Jean de Lattre de Tassigny revient à plusieurs reprises à Masevaux en 1945. Il retrouve à l'occasion d'un déjeuner offert en son honneur, la maison même où il a été soigné 30 ans auparavant. La plaque ci-contre, apposée sur la façade de la mairie de Masevaux, rappelle sa visite. Lors d'une prise d'armes à Sickert le 21 février 1945, le général a le plaisir de décorer son fils Bernard de la médaille militaire.

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Le général de Lattre de Tassigny saluant le drapeau sur la place des Alliés à Masevaux lors de la Fête de la Libération       le 7 août 1945.

 Le général de Lattre de Tassigny décore son fils  Bernard de la médaille militaire. ( Bernard de Lattre tombera en Indochine en 1951


                 après la guerre

Par la suite, le général de Lattre occupe les fonctions d'inspecteur général de l’armée et de commandant des forces terrestres  de l’Union occidentale.

En 1951 il est nommé au poste de haut-commissaire en Indochine, chargé de rétablir une situation critique due à la progression  des troupes du Viêt-minh.

Très affecté par la mort de  son fils Bernard, tué au cours de cette campagne, de Lattre, atteint d'un cancer, meurt à Paris  le 11 janvier 1952.


Jean de Lattre de Tassigny est élevé à titre posthume à la dignité de maréchal de France.

L'esprit de panache, le goût de l'apparat, l'allure de grand seigneur l'avaient fait surnommer par ses hommes:

"Le Roi Jean"


Auteur: Henri.Ehret@ac-strasbourg.fr     mars 2002, modifié février 2005

Sources:

Biographie de J. de Lattre:   De Lattre, de Bernard Destremeaux (Flammarion)

Photos et éléments biographiques. Voir les sites:

http://www.ac-clermont.fr/etabliss/ereaopme/roijean.html

http://www.culture.fr/culture/actualites/celebrations2002/delattre.htm

http://www.h2gm.net/jacky/chefs/de_lattre.html

http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/558.html

http://www.multimania.com/ericjanssens/ss_b_delattre.html

Sur la capitulation allemande:

http://crdp.ac-reims.fr/memoire/enseigner/reims7mai/09reims_berlin.htm

http://assoc.wanadoo.fr/ac35/ffi35/26l-capitulation.htm

De Lattre à Masevaux: Patrimoine Doller n°2, 1992. Article d'Antoine Gerthoffer.

Programme des festivités du 25ème anniversaire de la Libération de Masevaux.


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